LA SAINTÉLYON : Une histoire de 62 ans
LA SAINTÉLYON : Une histoire de 62 ans

L’HISTOIRE DES 62 HIVERS DE LA SAINTÉLYON DE 1952 À 2015

AVEC PLUS DE 62 HIVERS AU COMPTEUR, LA SAINTÉLYON EST UN MONUMENT DE L’HISTOIRE DE LA COURSE À PIED EN FRANCE.

Le mythique raid nocturne entre Saint-Étienne et Lyon, doyenne des courses d’ultra est devenu un véritable phénomène et la plus grande course nature de l’hexagone en terme de participants.

Trail et course sur route à la fois, course d’endurance par excellence au parfum d’aventure, la SaintéLyon est le rendez-vous culte de fin de saison et envoûte littéralement tous ceux qui y participent, en solo ou en relais.

Courir la nuit, au cœur d’un immense ballet de frontales sur les crêtes des monts du Lyonnais est toujours, quelles que soient les conditions météo, synonyme de magie. D’autant plus magique que cette année, la pleine lune viendra illuminer la nuit du 6 décembre… Y participer un jour fait partie des grandes étapes qui jalonnent le parcours d’un coureur à pied. Ils sont ainsi chaque année plus nombreux à vouloir goûter au parfum d’aventure qu’elle procure. ”Courir la nuit, ça n’a rien à voir”.

UNE HISTOIRE DE 62 ANS

1952

PERMISSION DE MINUIT POUR UN DÉPART EN UNE SEULE ÉTAPE

À l’époque, ils ne sont que quelques-uns à tenter l’aventure, arborant chaussures de montagne et sacs à dos. Le raid s’effectue sur deux jours avec coucher dans une auberge à Sainte-Catherine. Il faut attendre l’édition 1953 pour que sept participants intrépides soient autorisés à effectuer le parcours en une seule étape avec un départ fixé à minuit.

La participation grandissante entraîne le chronométrage du raid qui devient une compétition de marcheurs —où courir entraîne la disqualification— sur un parcours de 75 km. Personne n’imaginait alors qu’il était possible de relier les deux grandes métropoles régionales en courant sans interruption. En quelques années, les temps réalisés passent cependant de 9h à 7h25 (en 1975).

1977

PERMISSION DE COURIR

Fin des années 70, l’émergence du jogging et des épreuves en « style libre » dû pour une large part à l’apparition de chaussures amortissant mieux les chocs et à la diffusion des méthodes modernes d’entraînement, sonnèrent le glas de la marche. La SaintéLyon devient course à pied !

1978

PREMIER RECORD DE LA DISTANCE

Michel Delore, sportif, journaliste et écrivain remporte l’épreuve 8 fois entre 1970 et 1980, et établit le record de la distance en courant en 5h20.

ANNÉES 80

GÉRARD PETIT ÉTABLIT LE RECORD LYON/SAINT-ETIENNE

Surfant sur la mode du jogging et du survêtement, la SaintéLyon atteint un record de participation avec plus de 4 000 concurrents (marcheurs et coureurs), mais aussi des records d’abandons (60%).

Passé l’effet de mode la SaintéLyon est, pour un temps, cataloguée au rang des épreuves très difficiles. Elle voit sa fréquentation baisser et devient une affaire de spécialistes. Des coureurs tels que Gérard Petit (4h44 sens Lyon/Saint-Étienne) ou Maurice Mondon (4h31 sens Saint-Étienne/Lyon) vont exploser le record de l’épreuve. Gérard Petit est toujours détenteur du record Lyon/Saint-Étienne dont la dernière édition aura lieu en 1990.

L’ÉDITION 1990

MUTINERIE AU SEIN DES CONCURRENTS

C’est l’édition qui va marquer les esprits et opérer une transition. À minuit, il commence à neiger au départ à Lyon et la couche de neige atteint rapidement 70 cm au col de la Gachet. Impossible dans ces conditions de garantir les secours et l’acheminement des ravitaillements. Les organisateurs décident d’arrêter la course à Sainte-Catherine, mais 80 concurrents continuent malgré tout et franchiront en héros la ligne d’arrivée à Saint-Étienne.

1991

LES ORGANISATEURS CRÉENT LES FORMULES RELAIS

Pascal Lavault établit le nouveau record de l’épreuve en 4h21’40’’.

L’épreuve se modernise et se dispute désormais systématiquement entre Saint-Étienne et Lyon, avec un départ à minuit et un délai de 15 heures. C’est à partir de cette date que l’épreuve porte le nom de SaintéLyon.

1993 – 1994

ANNÉES DES RECORDS

Dès 1993, Béatrice Reymann porte le record féminin de l’épreuve Saint-Etienne/Lyon à 5h09. L’année suivante 2 000 coureurs sont au départ et Franck Proietto établit le record en 4h19.

À PARTIR DE 1995

TOUS LES DEUX ANS

Pour des raisons logistiques et de sécurité, l’épreuve est organisée tous les deux ans.

Jérôme Trottet, un spécialiste du trail, remporte 4 des 5 dernières éditions (1997, 1999, 2001 et 2002).

LES ANNÉES 2000

LA COURSE PREND UNE NOUVELLE DIMENSION ET LE NOMBRE DE PARTICIPANTS S’ENVOLE

2001

Extra Sports devient producteur délégué de l’événement. Conscient du potentiel et des exigences d’un tel événement, le CT Lyon, club organisateur de l’épreuve depuis l’origine, décide de s’adjoindre les services de professionnels afin de donner une toute nouvelle dimension à l’épreuve, qui se déroulera de nouveau tous les ans. Cette année là 3 000 coureurs sont au départ.

2002

3 500 participants au départ. Associée au Téléthon, l’épreuve bénéficie d’une nouvelle dynamique et d’une très bonne couverture médiatique. Jérôme Trottet signe sa 4e victoire en solo.

2003

Record de participation battu avec plus de 4 500 participants au départ.

2004

Un nouveau site de départ à St Étienne (Parc Expo hall B) et d’arrivée à Lyon (Palais des Sports) via le parc de Gerland confèrent à l’évènement une nouvelle dimension portant la distance totale à 68 km. 5000 participants.

2005

Record battu avec 5 800 participants. Malgré un plateau très relevé, Jérôme Trottet fait son come-back et gagne une 5e fois.

2006

Nouveau record avec 7 422 participants, pour une édition à guichets fermés et avec un plateau de rêve. Victime d’une hypoglycémie en 2005, Philippe Rémond prend sa revanche sur un Jérôme Trottet courageux et domine Gilles Guichard, vainqueur des Templiers. Chez les féminines, la spécialiste Corinne Favre marque le pas sur les derniers kilométres urbains et cède la première place à la récidiviste Brigitte Bec.

2007

La SaintéLyon propose une arrivée inédite à la Cité internationale via le centre ville de Lyon-Bellecour. Le cap des 8 000 participants est franchi et la SaintéLyon affiche encore complet. Un final inédit sur les quais du Rhône fraîchement restaurés consacre le retour du phénoménal Franck Proietto (14 ans après sa première victoire) et de la surprenante Cathy Dubois. Les favoris : Trottet, Guichard, Rémond, Herry sont les grands perdants de cette édition la plus longue de l’histoire de la SaintéLyon : 69 km.

2008

9 200 participants ont pu obtenir le précieux sésame pour participer à la SaintéLyon. Grâce au soutien de la Région Rhône Alpes, la SaintéLyon a inauguré le gobelet réutilisable et la patrouille verte.

Elle a ainsi renforcé son image d’éco évènement. Fabien Antolinos et Sonia Furtado donnent un coup de jeune au palmarès de l’épreuve en remportant chacun pour la première fois une course particulièrement relevée et rendue difficile par la boue omniprésente dans les Monts du Lyonnais.

2009

Succès phénoménal avec 10 000 participants et des inscriptions closes des semaines avant l’évènement. Christophe Malardé remporte sa plus belle victoire malgré un plateau de très haut niveau. La championne de France de Trail Maud Gobert clôture en beauté une incroyable saison.

DES CONDITIONS INCROYABLES POUR COMMENCER UNE NOUVELLE DÉCENNIE

2010

La SaintéLyon 2010 restera dans les mémoires comme une édition d’anthologie avec des conditions hivernales inédites. Après 20 ans d’absence plus de 40 cm de neige recouvrent le parcours, et des températures polaires s’installent pour la semaine. Le décor, encore plus féérique grâce à une nuit claire et une neige immaculée, enchante les sens mais la neige profonde par endroit et piégeuse sur la fin de parcours rend la progression des coureurs plus délicate.

A l’issue d’une course longtemps incertaine c’est Denis Morel, champion de France des 24 heures, qui franchit la ligne d’arrivée à Gerland en 5h18, devançant de peu Emmanuel Gault, une nouvelle fois dauphin de l’épreuve. Chez les Féminines, Maud Giraud Gobert ne laisse en revanche aucune chance à ses poursuivantes. Enfin, la première édition de la SaintExpress couronne Oswald Cochereau et Fleur Carron chez les femmes.

2011

11 500 participants au départ sur les différentes formules. Retour à des conditions climatiques plus classiques mais un vainqueur d’exception avec Eric Clavery, champion du monde de trail en titre qui s’impose devant Manu Gault, une nouvelle fois deuxième de l’épreuve, après un beau «mano à mano» avec Thierry Breuil. La première édition de l’Endurance Films Festival créé l’évènement avec son parrain : Kilian Jornet.

2012

La SaintéLyon connait de nouveau des conditions hivernales très difficiles (congères de neige sur le versant stéphanois et verglas sur le versant lyonnais) occasionnant une progression complexe, de nombreuses chutes et abandons. Abonné à la deuxième place, Manu Gault se présente enfin en vainqueur au Palais des Sports, signant là une de ses plus belles victoires. 2012 signe aussi le retour au premier plan de la Lyonnaise Cathy Dubois, qui s’impose de nouveau, 5 ans après la victoire qui l’a révélée.

2013

Pour la 60e édition de la SaintéLyon, le parcours est renouvelé à 40% renouant avec un « retour aux sources ». Alain Sousy, le “traceur” officiel, désireux de faire plusieurs clins d’œil à l’histoire de la doyenne, s’est employé à faire revivre différentes portions de chemins empruntées qu’occasionnellement par la SaintéLyon. Création de la SaintéSprint, une course de 21 km, pour les coureurs désireux de goûter progressivement au plaisir du running nocturne.

Victoire surprise de Benoît Cori en 5h32 chez les hommes et grand retour de Maud Gobert chez les filles !

2014

La 61e édition de la SaintéLyon, qui a été une vraie édition hivernale avec de la boue, du vent et des températures négatives, aura maintenu le suspense de la victoire jusqu’à la dernière seconde. Manu Gault, qui venait chercher la revanche sur ses 2e places, s’est fait soufflé la plus haute marche pour 11 petites secondes. Patrick Bringer, le triathlète, a été le plus frais au sprint… Maud Gobert égalise le record de victoires en remportant l’épreuve pour la 4e fois jusque là détenus par : Anne-Marie Chapelle (1976, 77, 78 et 80) et Ginette Baudrand (1983, 84, 85 et 88).

2015 

La SaintéLyon s’installe dans les 17000 m2 de la somptueuse Halle Tony Garnier et inaugure un village Trail Running de 2500m2 . Un nouveau record de participation est atteint avec près de 15000 inscrits.

Sur un parcours durci par le passage à un nouveau point culminant au signal de Saint-André la Côte, Benoit Cori, favori après sa domination aux Templiers, partage finalement la victoire avec Nicolas Martin en fanchissant la ligne ensemble. Toujours sur le grand parcours, la jeune et prometteuse Corail Bugnard créé la sensation côté féminin.

Manu Meyssat signe son retour en s’imposant sur la SainteExpress.

Qui va poursuivre l’histoire de la SaintéLyon en 2016 ?

LES VAINQUEURS DE LA SAINTÉLYON DEPUIS 2001

  • 2001 : Jérôme TROTTET en 04:32:15 et Tsilla ROSELL en 05:23:48
  • 2002 : Jérôme TROTTET en 04:27:26 et Brigitte BEC en 05:59:45
  • 2003 : Arnaud ATTALA en 04:52:42 et Michèle LESERVOISIER en 05:51:44
  • 2004 : Gilles GUICHARD en 05:00:51 et Lucile BELLOTTI en 06:02:00
  • 2005 : Jérôme TROTTET en 05:00:42 et Stéphanie LEMEE en 06:12:07
  • 2006 : Philippe REMOND en 05:00:53 et Brigitte BEC en 06:12:20
  • 2007 : Franck PROIETTO en 05:00:40 et Cathy DUBOIS en 06:37:21
  • 2008 : Fabien ANTOLINOS en 05:00:10 et Sonia FURTADO en 05:49:16
  • 2009 : Christophe MALARDE en 04:52:35 et Maud GOBERT en 05:54:23
  • 2010 : Denis MOREL en 05:18:17 et Maud GOBERT en 06:12:56
  • 2011 : Eric CLAVERY en 04:54:44 et Séverine HOSTIER en 06:42:14
  • 2012 : Emmanuel GAULT en 05:16:03 et Cathy DUBOIS en 07:13:25
  • 2013 : Benoît CORI en 05:32:30 et Maud GOBERT en 06:57:59
  • 2014 : Patrick BRINGER en 05:20:47 et Maud GOBERT en 06:48:44
  • 2015 : Benoit CORI et Nicolas MARTIN en 05:07:42 et Corail BUGNARD en 06:32:54

About Goran Mojicevic

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